Vous pouvez lire (et chanter) ci-dessous, les deux chants qui marquent La Confrérie de La Caboche : le premier, une adaptation de "A la Bastille" (Paroles et Musique d'origine: Aristide Bruant) pour le chant-emblême de notre Confrérie qui invite au partage et à la fête, le second La "Coupo Santo", chant traditionnel provençal dont les paroles ont été écrites par Frédéric Mistral et la musique composée au XVIIe siècle est un chant de Noël de Nicolas Saboly. En lançant le lecteur Windows Media Player vous pourrez écouter les extraits en version midi de ces deux chants.

~ LE CHANT DES CABOCHARDS ~

Couplet :

Au XIXème siècle, place de la Liberté,
Au cercle de la Caboche, les Pugétois riaient.
C’est en l’an 2000, la confrérie est née,
C'est dans toutes les villes, qu’elle est invitée.

Refrain :

A la Caboche on aime bien tout ce qui est bon,
Le vin, la caillette, l’huile d’olive,
On aime bien tout ça !
On l’aime bien, où ça ? A Puget-Ville.

Couplet :
Ce clou à grosse tête, là sur nos chapeaux,
On s’en sert encore, pour ferrer les chevaux.
Ces femmes et ces hommes, si joliment capés,
N’ont qu’une seule devise, celle de l’amitié.

Refrain :

A la Caboche on aime bien tout ce qui est bon,
Le vin, la caillette, l’huile d’olive,
On aime bien tout ça !
On l’aime bien, où ça ? A Puget-Ville.

    

LA CHORALE DES CABOCHARDS


        


 

COUPO SANTO DE FREDERIC MISTRAL
HISTORIQUE
 Texte de Frédéric MISTRAL (1867)
Musique de Nicolas SABOLY (xviième)
 
 


La Coupo santo , c'est-à-dire la Coupe sainte, est une coupe en argent que lesfélibres catalans offrirent aux félibres provençaux lors d’un banquet qui se tint à Avignon le 30 juillet 1867, en remerciement de l’accueil réservé au poète catalan Victo Balaguer, exilé politique en Provence.
Cette coupe est l’œuvre du sculpteur et statuaire Louis Guillaume Fulconis et de l’argentier Jarry. Les deux femmes représentent la Provence et la Catalogne. Cette union entre Catalans et Provençaux se retrouve aussi dans les couleurs du drapeau provençal : d'or et de gueules. Fulconis en apprenant la destination patriotique de la coupe qu'il avait réalisée refusa d'être payé pour son travail.

Nota de Nadine
 : Je précise que Louis Guillaume Fulconis était natif d'Avignon, où son père était tailleur de pierre-marbrier. Il était en fait l'héritier d'une lignée de tailleurs de pierre de Saint Etienne de Tinée (Alpes-Maritimes).

 

Le capoulié (grand maître) du Félibrige est traditionnellement le dépositaire de la coupe. Celle-ci est présentée une fois par an lors du banquet qui se tient à l’occasion du congrès du Félibrige, dit de la Santo-Estello (Sainte-Estelle). Le banquet se termine par la cansoun de la Coupo (la chanson de la Coupe) qui fut écrite pour commémorer cet événement par Frédéric Mistral sur la musique d’un chant de Noël attribué à Nicolas Saboly et composé au XVIIe siècle, mais en fait oeuvre du frère Sérapion. Elle est devenue depuis l'hymne de la Provence et même l'un des hymnes de l'Occitanie.




PARAULO


Prouvençau, veici la Coupo
Que nous vèn di Catalan ;
A-de-rèng beguen en troupo
Lou vin pur de noste plant.

Coupo Santo
E versanto
Vuejo à plen bord
Vuejo abord
Lis estrambord
E l'enavans di fort !

D'un vièi pople fièr e libre
Sian bessai la finicioun ;
E, se toumbon li Felibre
Toumbara nosto nacioun.

D'uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu ;
Sian bessai de la patrìo
Li cepoun emai li priéu.

Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dóu jouvènt,
Dóu passat la remembranço
E la fe dins l'an que vèn.

Vuejo-nous la couneissènço
Dóu Verai emai dóu Bèu,
E lis àuti jouïssènço
Que se trufon dóu toumbèu.

Vuejo-nous la Pouësio
Pèr canta tout ço que viéu,
Car es elo l'ambrousìo
Que tremudo l'ome en diéu.

Pèr la glòri dóu terraire
Vautre enfin que sias counsènt
Catalan, de liuen, o fraire,
Coumunien tóutis ensèn !

PAROLES 


Provençaux, voici la coupe
Qui nous vient des Catalans
Tour à tour buvons ensemble
Le vin pur de notre plant.

Coupe sainte
Et débordante
Verse à pleins bords
verse à flots
Les enthousiasmes
Et l'énergie des forts !

D'un ancien peuple fier et libre
Nous sommes peut-être la fin ;
Et, si les Félibres tombent
Tombera notre nation.

D'une race qui regerme
Peut-être sommes nous les premiers jets ;
De la patrie, peut-être, nous sommes
Les piliers et les chefs.

Verse nous les espérances
et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé
Et la foi dans l'an qui vient.

Verse nous la connaissance
Du Vrai comme du Beau,
Et les hautes jouissances
Qui se rient de la tombe.

Verse nous la Poésie
Pour chanter tout ce qui vit,
Car c'est elle l'ambroisie
Qui transforme l'homme en Dieu.

Pour la gloire du pays
Vous enfin nos complices
catalans, de loin, ô frères,
Tous ensemble, communions !


 































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